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 Live Roth 2018

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stephan
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Lun 2 Juil - 2:33

Comme après chaque IronMan … La nuit est compliquée et l’insomnie s’installe car le corps bouille, la fièvre s’installe et je ne vous parle pas de certains détails scatologiques !  pale

Trop sympa de vous lire … trop bon l’esprit club  bounce

Alors tout d’abord, quelle bonheur ce WE car le partage a été immense avec des performances exceptionnelles, notamment celle de Julien qui est le troisième asfasien sous les 10h après Nico (9h56) et le Doc (9h58) … il détient donc le record du club  cheers  … surtout que les conditions n’étaient pas simples avec un vent que je n’avais jamais vu à Roth (9 participations depuis 1996 !) et qui a ralentit drôlement les plus faibles en vélo (Je roule classiquement en Sub 6 … 6h11 alors que j’étais préparé comme jamais !) mais qui faisait du bien en CaP car l’air était plus frais (Température max à 25°) que certaines années malgré un ciel bleu sans aucun nuage et un soleil généreux.  sunny

Rui qui devient un abonné des podium club en 10h25 (pour l’histoire, j’avais annoncé à ma belle mère les temps finaux de Ju et Rui à la minute près … sans le dire aux intéressés pour ne pas mettre la pression … Je me suis trompé nettement pour Nico et moi qui sommes un peu passés à coté .. en revanche assez proche pour les autres, y compris Yolande , surtout si on retire 15’ en vélo en raison de ce Zef de fou !)

Pour la petite Histoire, Hervé, mon ami d’enfance était là aussi et a réalisé 10h34. Lui, Yan et Rui ont partagé le vélo ensemble à jouer qui double et redouble qui.  Mr.Red

Donc un grand bonheur, car ce soir nous étions tous heureux et ravis pour les uns et autres … Nico veut déjà prendre sa revanche et moi, je ne suis pas du tout triste car ce fut un superbe moment de partage. Par ailleurs, j’ai enfin compris que cette distance était de plus en plus compliquée à gérer avec les années même avec une préparation parfaitement réalisée … Le vélo est tellement long que je finis par râler au bout de 3h et je m’épuise si bien que le Marathon devient un calvaire où je subis après 1h30 de course.

Yan nous a fait une course parfaitement maîtrisée … il lui arrive de réfléchir et son talent et le fruit de son travail s’exprime alors !.  Mr. Green

Benjamin a su être courageux, combatif et s’accrocher tout le long du marathon malgré des cuisses bien entamées par le vélo et décrocher son SUB12.  salut

Perso, un peu déçu car je m’étais fixé un sub 12 minimum. J’ai pourtant été très raisonnable et suivi les consignes à la lettre de mon coach adoré (Boule) … Natation posée sans chercher à faire un temps (Voilà bien longtemps que je n’étais pas sorti en moins de 1h (1h00’35)) . Vélo en respectant les plages cardiaques mais je me suis un peu cramé les cuisses en mettant du braquet pour lutter contre le vent sans trop monter dans les pulses. Marathon avec un départ prudent à la sensation pour durer au maximum … Les premières 90’ furent du bonheur car calé dans un fauteuil en 5’40 puis tout s’est dégradé très vite avec marche forcée tellement les cuisses sont devenues douloureuses alors que le pouls était parfaitement supportable  « C’est le jeu ma pauv’ lunette »  Laughing

Malheureusement, Allan n’a pas pu venir et Christophe n’avait pas le droit de courir car il est blessé. (merci de m’avoir un peu accompagné tout de même et j’ai bien pensé à toi pendant mon marathon … réalise la chance que tu as et arrête de marcher !)  I love you

Et puis, il y a eu nos « nanas » … Céline, Camille, Cécile et Sophie … Puis Lesley (ma belle mère) et chistine pour nous encourager, voir me remonter le moral … vous avez été tip-top … Ne changez rien !  I love you

J’invite tous les nouveaux à essayer cette distance car elle est mythique et que l’on passe par de hauts et des bas terribles … mais ne tardez pas trop car les années qui passent sont sans pitié … alors mettez vous y très vite avec des préparations très sérieuses car sinon cela peut vite tourner au cauchemar !.  Evil or Very Mad

Le dernier paragraphe sera pour ma Yo que je croisais régulièrement au marathon … Son sourire, sa foulée régulière est la plus belle preuve que cette distance peut être la plus belle expérience en triathlon. Son bonheur rayonne sur nous tous … Elle m’a tiré des larmes d’émotion avant le départ et aussi tiré des larmes de joie après l’arrivée … Ne lui dîtes rien, je les lui ai caché ! . Very Happy I love you

Bonne nuit à tous ... un président heureux et fier du club I love you


Dernière édition par stephan le Mer 4 Juil - 8:24, édité 1 fois
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PHIL
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Lun 2 Juil - 6:28

mouais .....
sinon ça a drafté non ?
Mr. Green Mr. Green Mr. Green

_________________
PHIL
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Thierry D
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Lun 2 Juil - 11:13

Salut à tous les Rothiens !

Très fier de vos perfs ! (et jaloux de celles de certains!)
J'ai suivi votre progression et poussé chacun de vous, grâce à notre forum, hier !
Bravo à tous et surtout à Frau Yolande ! Mr.Red

PS: j'abonde dans le sens du grand teuton sur certaines parties de son analyse ! (le niveau de préparation et l'âge !) Tu es très lucide au lendemain de la course ! (ça veux dire que tu ne t'es pas mis minable alors.... ! Mr. Green )
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Ju THOMAS
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mar 3 Juil - 14:29

En galère avec mon réseau depuis mon arrivée en Allemagne, je découvre aujourd'hui, tous vos commentaires et encouragements. Quel incroyable suivi et soutien nous avons eu, merci à tous, vous êtes géniaux. Je reviendrais sur ma course plus tard mais impossible de ne pas commencer par ce formidable accueil réservé par la Loy family 😘, l'esprit club a été respecté comme il se doit sur place et je constate que 850 km plus à l'ouest il en est de même 😀. Asfasien un jour, Asfasien toujours...🤘👍. Grand bravo encore à tous les potes: Yo,incroyable,sublime magique, Benjamin, Rui, Tartounet, Nico, Hervé, Steph et Christophe malgré la blessure.
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Rui
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mar 3 Juil - 22:48

-Encore une belle aventure avec les coupins et les coupines.
-Je ne vais pas vous faire un CR interminable.( j'en suis pas capable..)

-Merci à Steph d 'avoir orchestré ce séjour d'une main de maitre (des mecs comme lui ça court pas les rues...)

1- Ce séjour à Roth n'a permis de perfectionner mon anglais ( a force de gueuler water! water!! à chaque ravito.)
2- Le SOLARBERG.. qu'est ce qu'il a pu me saouler Fabricio avec son Solarberg.. et bin moi, rentré dedans, j'ai fais une mini crise
de panique..l'impression d'étouffer...
3- Sinon, putain que c'est dur.. que l'on fasse 10,12,16h on en chie grave, mal partout, on ai plus maitre de son corps....le plaisir???.. peut ètre
à 20m de l'arrivé. ( pourquoi tu continu connard.. ch'ais pas.)
4- Un truc a heurté ma sensibilité...les douches.. voir des gars et des filles à poil faire la queue pour la douche, quelle horreur.. du coup j'ai pris 2 douches.

MERCI, merci et merci

Steph!!! y a plein de gens qui t'aime thumright
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Ju THOMAS
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mer 4 Juil - 13:37

Challenge Roth: 01/07/2018, 4000 participants

🏊🏼: 3,8km
🚴: 180 km
🏃🏻: 42 km.

8 mois de préparation avec l'objectif ultime de cette année 2018, passer sous les 10h sur cette distance.

Comme à chaque course sur ce format, la journée va être longue et débute dès 4h du mat. Pour moi, pas de gâteau sport, petit déj classique, tout est encore calme, je profite du trajet (1h) en voiture avec Nico, Hervé et nos belles, pour visualiser encore une fois ma stratégie que je connais pourtant si bien pour l'avoir refait pendant des semaines...hydratation, alimentation, wattage, allure...

Arrivée sur place c déjà l'effervescence dans tous les sens, ça grouille, ça finalise les derniers réglages. Toute la tribue d'Asfasiens se retrouve dans le parc à vélo, la pression monte gentiment avec des départs par vague de 200 triathlètes toutes les 5' dès 6h30. C Yoyo qui ouvre le bal à 7h10, pour ma part le coup de canon est donné à 7h35 mais je ne suis pas seul dans ma vague puisque Nico, Steph, Yan, Christophe, Hervé sont là aussi, c rassurant. Rui et Benjamin partiront la vague suivante. La stratégie est simple, se caler de suite dans les pieds du coach et laisser faire, ce sera chose faite jusqu'au demi tour où malheureusement nous rattrapons plusieurs vagues parties devant nous, ça zig zag, ça bouscule, bref je perds le contact avec Stéph, je finirais la nat s'en trop forcer pour sortir le plus frais possible: 1h02, la limite que je m'étais fixé, tout est ok pour le moment. Bravo Coach s'est encore toi le boss😉.

Transition et hop c parti pour une longue sortie à vélo. Le mot d'ordre du jour, on ne fait pas le fou dans les bosses et faux plats montant, on ne franchit pas la ligne rouge, c pas le jour pour se tester en vélo. Petite surprise dès les premiers km, bcp de vent. Tout se passe bien, juste un arrêt au km 150, ma chaîne est sorti du grand plateau et s'est enroulée autour de la manivelle. Fin du vélo: 5h00, un poil mieux que mes prévisions et les jambes sont tjr bonnes, tout va bien😀.

Transition 2, et le juge de paix sur ce format arrive...le marathon 🌞. Me sentant super bien et après la frustration du 🚴, je décide de partir sur la limite haute que je m'étais fixée en espérant tenir au moins le semi pour ensuite réduire l'allure. Mais la théorie reste la théorie et tout ne se passera pas vraiment de la sorte.
Je tiendrais une bonne allure jusqu'au 25ième avant de commencer à sombrer sur cette fin de parcours faite de montées/descentes. Je m'accroche aux encouragements de la foule, de Christophe, Cécile, Céline, merci les ami(e)s et surtout de Sophie, ma belle, qui a pleinement contribué à la réussite de ce projet, comme à chaque fois d'ailleurs 😍. La foulée est lourde mais j'avance encore. Au km 40, j'entends Sophie derrière moi qui me donnent les temps en courant, elle crie, elle hurle, elle me demande de ne pas m'arrêter, que je suis Sub 10 si je maintiens mon allure, et que ces mois de préparation et souvent de sacrifices pour être dans l'objectif ne tiennent finalement plus qu'à 2 (longs) km, j'en peux plus mais je m'accroche, je rentre enfin dans le stadium d'arrivée où l'ambiance est au rdv, la finish Line est sous mes pieds, je franchis la ligne seul car Sophie est encore sur le parcours, je suis Finisher pour la 2 ième fois et sur le moment c la seule chose qui m'importe, je suis agare, épuisé, heureux, je ne connais même pas mon temps final. Qqs minutes plus tard j'aperçois ma belle qui saute partout et qui m'enlace si fort en me disant que je suis finisher et que j'ai réussi mon pari en 9h55. L'émotion, la fatigue et la pression qui retombe d'un coup...je craque finalement dans les bras de ma belle, si fier de la voir si heureuse.
Temps CAP: 3h48 pour 3h43 espéré.

Finalement la course quasi parfaite pour moi...ne reste plus qu'à gommer le "quasi" pour la prochaine fois 😜.

Bravo à tous mes potes Asfasiens pour leurs prestations, encore merci à toi Steph pour ton accueil et tout le reste 😘
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Myk-L (TIPHENE Mickaël)
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mer 4 Juil - 15:25

The Boss ... Un grand Champion dans ce sport mais aussi un grand bonhomme de gentillesse. Bravo Ju . Faut Être intelligent sur ce type de course, tjrs écouter son corps, ne jamais passer la ligne rouge sinon on en paye le prix fort, chose que tu as superbement réalisé mon pote. Le long c'est magique, ça reste mon format préféré car on passe sur plusieur étape de fatigue et l'émotion du finish est multiplié par 10. Ton sub 4 au marathon sur IM me fait rêver, c'est aussi l'un de mes obj. Bonne récup et à très vite sur une sortie vélo comme lors de notre prépa 😊👍👌🚴‍♂️🚴‍♂️
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Ju THOMAS
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mer 4 Juil - 17:16

Merci Myk-l et on remet ça avec plaisir 👍
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Rui
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mer 4 Juil - 22:08

Il des coincidences chelou dans la vie, soit c'est les astres, le destin, des signes..

Je fais exactement le meme marathon qu'à Barcelone 2014 3h49 et 45eme de mon age group

(bon je crois que ça intéresse personne, désolé!)
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PHIL
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mer 4 Juil - 22:35

Les marathons en plus de 3h35 c'est nul

_________________
PHIL
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Yan Lent'arteur
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Jeu 5 Juil - 9:01

Mon résumé : Cool

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Thierry D
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Jeu 5 Juil - 10:12

Yan Lent'arteur a écrit:
Mon résumé :   Cool


J'adore quand un plan se déroule sans accrocs !
Bravo Hannibal l'ent'arteur

thumleftthumleftthumleftthumleft     thumright
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Nicolas
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Jeu 5 Juil - 11:12

Rui a écrit:
Il des coincidences chelou dans la vie, soit c'est les astres, le destin, des signes..

Je fais exactement le meme marathon qu'à Barcelone 2014  3h49 et 45eme de mon age group

(bon je crois que ça intéresse personne, désolé!)

Pourtant à Barcelone t'avais drafter Very Happy
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Yan Lent'arteur
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Jeu 5 Juil - 18:26

Voici mon vrai "résumé" : (qui s'adresse également à des non-triathlètes)

Pour les courageux, je vous conseille d'aller le lire aux chiottes, pour ne pas perdre trop de temps, mais j'ai l'excuse d'être "deux" dans mon récit...  Mr.Red  Mr. Green

J’ai la lèvre inférieure qui tremble, et des larmes qui coulent sur mes joues, le corps plein de frissons, et des fourmillements dans la colonne vertébrale…

Mais pourquoi je chiale là, ici, en ce 1er juillet 2018 à 7h10 du matin, au bord d’un canal à Roth, au beau milieu de la Bavière Allemande, me direz vous ?

Et bien parce que ma belle est à quelques dizaines de mètres de moi, dans l’eau et qu’elle est à quelques secondes du départ du plus gros défi sportif de sa vie…
Nous sommes pourtant plus de 4000 à prendre le départ, sans compter les milliers de spectateurs qui s’amassent autour de ce départ natation, et le petit groupe d’amis qui se préparent pour leur futur départ, mais il n’y a que moi qui sait…

Oui, je sais…

Je connais toutes les barrières, les murs, les immenses fortifications que ma belle à contourné, franchi, voir démoli … Et c’est pour cela que je n’arrive pas à contenir cette émotion, ces larmes de joie, de fierté et d’admiration.

Que de chemin parcouru depuis ce jour de septembre ou Yolande et moi validons notre inscription pour l’Ironman de Roth…
Ce sera personnellement mon 4ème, et avec la ferme intention cette fois d’aller titiller la limite, de se battre contre le chrono. Mais je sais, malgré ma petite expérience de seulement 5 ans de triathlon, que plus on s’approche du fil du rasoir sur ce genre de course, et plus les risques de crash sont importants.

Pour Yolande, ce sera son premier… Je ne lui dit pas, mais ça me fait peur… Au moment de l’inscription, elle n’est pas, selon moi, assez prête à ce moment pour affronter ce mythe… Après plusieurs hésitations, elle fait le choix de me faire confiance pour sa préparation.. Je vais relever le défi car le coté préparation physique, mentale, diététique me passionne autant que le sport en lui-même. Mais quelle pression quand même…

Nous voici donc au début de notre plan , en février, les pieds dans la neige.. 5 mois de prépa partagée intégralement à deux (plus quelques sorties avec les potes de clubs), on adaptera juste quelques séances par ci, par là, car Yolande a de grosse carences en fer et il va falloir s’adapter pour ne pas créer trop de fatigue aux mauvais moments.

C’est d’ailleurs une des nombreuses raisons pour laquelle je chiale au bord de mon canal !
Les médecins étaient très pessimistes quand à la réussite de cet IM en juillet, et lui ont même conseillé d’en abandonner l’idée.
Elle n’a pas baissé les bras, c’était déjà le signe qu’en fait je me trompais lorsque je doutais d’elle, c’est une guerrière et cet état d’esprit lui servira lors des coups de mou lors de la course.

Quelques centaines de km de natation et de course à pied, quelques milliers de km de vélo, 1 M et 2 half de prépa, et nous y voici, à ce fameux 1er juillet !

Nous partons quelques jours avant sur place avec les amis et les potes de club. Quel accueil de la part de notre cher et tendre Stephan…
Un énorme merci Steph, Lesley, Sophie, Christine, Céline, Cécile, Christophe, Rui, Benjamin, Julien, Nicolas, Hervé pour ces moments de partage… La saveur d’une telle épreuve est décuplée lorsque qu’elle est partagée de la sorte..

L’ironman de Roth est un des plus populaire du monde, des copains de club l’ont déjà fait à de nombreuses reprises et les avis sont toujours dans le même sens : il faut le faire au moins une fois dans sa vie pour connaitre la ferveur de cette course de l’intérieur.
Tellement populaire d’ailleurs que l’inscription est plus compliquée que d’avoir des places d’un concert de U2 ou d’AC/DC… les 4000 dossards partent en 45 secondes à l’ouverture des inscriptions.

Après toutes les formalités habituelles, retrait des dossards, des cadeaux, visite de l’immense village, on se rend compte du truc :
Tout est en grand ici, et l’organisation est hyper clean. Dépôt du vélo le samedi et là, on y est…
Enfin ! On ne peux plus reculer, on y est, on est dedans !

Vivement demain matin qu’on entende enfin le coup de canon du départ libératoire pour valider tous ces longs mois d’entrainement.

Le dimanche matin, nous décollons donc à 4h30 du mat’, pour arriver à 6h au parc à vélos. Derniers préparatifs, gonflage des pneus, nourriture, bidons, etc…

Le départ est divisé en une vingtaine de vagues de 200 concurrents à 5minutes d’intervalle chacune. Les pros partent dans la première vague à 6h30 , puis cela s’enchaine.

Yolande part à 7h10, elle stresse, logiquement… Tout s’emmêle, émotion, stress, peur, plaisir, le grand saut dans l’inconnu.

J’ai peur…

je m’inquiète pour ma belle… Et pourtant je sais que dès qu’elle sera partie, tout cela s’estompera pour faire place au déroulement normal d’une épreuve bien préparée, et maintes et maintes fois répétée.

7h… Je vais avec elle dans le sas d’attente.. Bisous, tendresses , réconfort pour tous les deux. Puis arrive le moment de se préparer à rentrer dans l’eau à 7h05. C’est le coach qui aura le dernier mot : « maintenant tu y es, tu est prête, tu te mets dans ta bulle et au coup de canon tu déroules le plan qu’on a longuement préparé ensemble »

Mais c’est bien le compagnon qui va discrètement derrière les grillages pour aller observer le départ de son âme sœur avec de grosse goutes sur les joues.

7h10, sa vague part… Je regarde cette masse de nageuses s’éloigner avec le cœur à la limite de l’explosion..

Maintenant, il faut que je penses et me concentre sur ma course car mon départ est à 7h35, même si mes pensées iront forcément vers elle tout au long de la journée. D’après nos savants calculs, je devrait la rattraper en vélo vers 15 ou 20 km et ensuite la revoir quelques heures plus tard en course à pied.

Derniers préparatifs, en fait j’avais oublié de préparer plusieurs choses, puis j’enfile ma combinaison pour rejoindre les copains qui partent dans la même vague que moi.
J’ai réussi, non sans mal, à me mettre dans ce mode « départ au combat » que dans les derniers instants, juste après la dernière accolade et bise aux copains .

Je me remémore les objectifs savamment calculés et annoncés sur la « place publique » du club, ce qui met un peu la pression : Objectif, passer sous les 10h45 au final, avec une natation (3800m) en 1h09, un vélo raisonné (180km) en 5h27, et surtout une course à pied prétentieuse pour mon niveau (42km) en 3h57, plus quelques minutes à chaque transition.
Sur le papier, si pas de grain de sable, ça doit pouvoir passer. Mais quiquonque a déjà fait un IM sait que les surprises ne manquent pas sur ces longues et difficiles courses, c’est d’ailleurs pour ça qu’elles sont si captivantes.

BOOOMMMM !!!! C’est parti ! L’avantage du départ en vague de 200 concurrents et dans l’eau, c’est qu’on évite trop de bousculades et qu’on part quasi de suite dans un bon rythme pour poser sa nage.
La navigation est facile, vue qu’on est dans un canal et qu’on se limite à un bout droit avec demi-tour additionné d’un petit retour final.
Rien de bien passionnant pendant cette natation, je m’applique, je cours déjà après le chrono, sans me cramer.
A la sortie de l’eau, même pas le temps de me mettre debout que 2 bénévoles m’empoignent pour m’aider à sortir, petit coup d’œil sur ma montre qui m’indiquera un 1h10 un peu décevant.

J’attrape mon sac de transition, cours dans la tente pour me changer au milieu d’une flopée de triathlètes. Une bénévole m’aide à sortir et ranger mes affaires, quand on vous dit qu’ici c’est une orga parfaite…

Chaussettes, chaussures, bouffe dans les poches, gants et c’est parti pour aller retrouver mon spad qui m’attendait impatiemment pour passer les prochaines heures ensemble, comme tous les dimanches des derniers mois.

J’enfile mon casque et ma ceinture porte dossard, et je …. Pisse ! Ah oui, depuis le milieu de la natation j’en ai furieusement envie, mais contrairement à certains, je n’arrive pas à pisser en nageant.
Et comme c’est hors de question de perdre du temps pour aller aux chiottes qui sont à 200 mètres, et que si un arbitre te voit pisser le long d’un fourré tu risques une pénalité, et bien c’est pipi culote !

Départ à vélo, je suis hyper motivé à l’idée d’aller rejoindre ma belle, donc je pars assez vite.

15ème kilomètre… rien !

20ème … toujours rien !

25….. et …………. Purée toujours rien !!!

J’ai du doubler Yolande dans l’eau, donc cela veut dire que sa natation s’est mal passé.

30…. J’abandonne l’espoir de la rejoindre et suis désormais persuadé qu’elle est derrière moi, et dans une longue course qui débute mal…

Je ne pense plus qu’à ça, j’ai réduit l’allure, je suis complètement déconcentré.

Au 40ème, l’ami Rui , parti 5minutes après ma vague, me double et me demande si j’ai vu Yolande… Et si lui ne l’a pas vue, c’est qu’elle est très loin derrière !

Hervé me double aussi, il me parle, mais je n’ai même pas entendu ce qu’il m’a dit. Je suis ailleurs…

En fait, je ne suis plus dans ma course et suis tombé dans le piège dont m’avait déjà parlé l’ami Seb lorsque ta moitié partage la même épreuve que toi…

Puis arrive l’étincelle !

Elle est là bas, à 100m devant moi !!!
Je ne la rattrape finalement qu’au 45ème kilomètre… Quel soulagement, elle a une banane d’enfer et a nagé dans ses objectifs… Elle roule bien, s’est mise en route de suite, et mes savants calculs sont en fait une belle daubasse !
Quel con !
On va discuter quelques instants, cela me fait le même effet qu’une boite d’épinards à Popeye…
Désormais, je vais me concentrer sur ma course car je suis rassuré et même très confiant quand a la course de ma belle…

Je rappuie sur les pédales et prend enfin mon allure de course, ca y est je suis dedans, je vais d’ailleurs partir un peu vite, mais il faut que j’évacue de surplus d’adrénaline que la vision de ma bouille préférée m’a provoqué.

Pas beaucoup plus loin, je vais revenir sur mon grand blond adoré. Je lui explique pour Yolande, quelques échanges et encouragement et je relance.. Je vais rattraper les 2 potes qui m’avaient doublé. Et vais rouler au chat et la souris avec l’ami Rui pendant les dizaines de bornes qui restent.

Le reste est juste du déroulage selon le plan établi, rouler sans jamais se mettre dans le rouge, objectif course à pied derrière, on caresse les pédales dans les multiples difficultés, grimpettes et côtes, et bonnes allure sur le plat , allure locomotive…
S’alimenter, s’hydrater, profiter…

Et pour profiter, au 70ème kilomètre, il y a ce qu’il faut : un mythe ! La montée du Solarberg…
Une montée en rampe, courte, 2km, mais dans une ambiance de Tour de France.. C’est noir de monde du début à la fin, ca gueule, ca applaudi, sono, ca te claque le dos, un truc de ouf !

Toute cette énergie humaine partagée… Je suis pris d’un fou rire pendant la montée, ils sont complètement dingos !

De nombreux concurrents pleurent en montant ce mythe.

Tout le parcours vélo sera un savant mix de gestion physique et d’adaptation, voir concessions car le vent souffle très fort depuis le début et certaines portions sont très énergivores.

Je serais obligé de m’arrêter malheureusement 2 fois pour une pause pipi, source de perte de temps précieux, car si je ne sais pas pisser en nageant, je n’y arrive pas non plus en roulant !

Sur les derniers kilomètres, je me concentre déjà sur mon difficile objectif final : faire un gros et beau marathon…
Fin du parcours, tu ne pose pas ton vélo toi même dans un rack, un bénévole te l’attrape pour aller te le ranger. C’est pas énorme ça ? Et pareil pour les plus de 4000 concurrents !!

Encore une super bénévole pour m’aider pour mes affaires en T2, enfilage de baskets, gels dans les poches, visière, lunettes, et c’est parti !

Comme d’habitude il faut quelques hectomètres pour dérouiller un peu la machine et avoir une foulée correcte, puis le train se met en route…
L’allure mainte fois travaillée à l’entrainement est stable, malgré le départ en montée à travers une zone industrielle. Nous bifurquons ensuite le long du canal pour une petite boucle de 6km.
J’y croiserais le premier de notre contingent, l’ami Julien. Petite tape dans la main et encouragement au passage, ça fait un bien fou de voir une tête connue, il a l’air bien et ça fait plaisir.

Je croiserais ensuite d’autres amis, cela passe le temps de mater ceux que tu croises et les kilomètres passent plus vite. Une bonne rasade d’encouragements des accompagnatrices des potes fera aussi le plus grand bien.

Le panneau des 10 kilomètres vient de passer et c’est l’occasion de faire un petit checking : les jambes tournent bien, l’allure est bonne et pile dans la cible, l’hydratation et l’ alimentation lors des nombreux ravitos se passe bien.
On repart ensuite sur une autre boucle le long du canal, mais plus longue et en plein soleil, cela va compliquer un peu les sensations, mais les nombreux points d’épongeage permettent de ne pas subir de coup de chaud, synonyme de baisse de performance.

Bon et y’a encore un autre point : je suis désolé pour les âmes sensibles : j’ai encore envie de pisser !
Je ferais en tout et pour tout 5 pauses pipi, ( dont 2 pour rien…. Je crois bien que mon âge réel me rattrape, et ce n’est que dans la tête que j’ai toujours 12 ans … finalement je suis grand-père après tout ! )

Ca ne parait pas grand-chose, ces pauses, mais ça m’inquiète de faire cadeau de minutes entières à mon adversaire du jour, le chrono !

Mine de rien, le panneau 21 kilomètres apparait, re-checkin et tous les voyants sont encore au vert…

Je vais croiser mon grand blond une fois encore, cela fait plaisir car il a l’air bien.

Et la voilà, ma belle… Quelle émotion à chaque fois. Elle a toujours sa banane, je suis sur un petit nuage de la voir avaler cette épreuve de cette manière. On va faire chacun une petite pause de quelques secondes pour échanger quelques mots et un bisou… Je ralenti bien pour attraper à boire et des gels énergétiques et cette pause là m’est beaucoup plus vitale.
Je repars revigoré, et me remet dans l’allure…

26ème kilomètre, et on quitte le bord du canal… On retraverse la zone industrielle, l’ambiance et le public réchauffe le cœur, mais la fatigue musculaire commence lentement son œuvre…

Elle annonce une lente mais certaine baisse d’allure, entrainant son lot de baisse de mental et de signaux de douleurs…
La course commence maintenant, en fait…

Le 30ème est signe du début du combat. Reste 12 bornes, et je fais le point :

Je suis largement dans les temps pour mon sub 10h45, mais il ne faut pas flancher si je veux abattre mon 2ème challenge , celui de faire sub 4h au marathon !

L’inquiétude va grimper quand je découvre que la dernière boucle est en fait vallonnée, et très casse-pattes !
Chaque kilomètre va devenir un round… L’allure baisse, je perds du temps dans les montées, et n’en reprends pas beaucoup dans les descentes…

« Allonge la foulée », « pousse loin derrière », « mange », « boit », « arrose toi », « accélère », « remet-en », « relance », seront les mots d’ordre des kilomètres suivants.

Je calcule, essaye d’anticiper une éventuelle baisse d’allure que je n’arriverais pas à combler cette fois, et tous les voyants ont changé de couleur. Ce sont les signaux qui te disent de ralentir si tu veux aller au bout et passer cette foutue arche d’arrivée.

Je me parle tout haut, « tu es venu là pour péter ce chrono, et tu ne va pas flancher, surement pas » !
Et je pense à ma belle, quelques kilomètres derrière, et qui va forcément connaitre ce même passage difficile, les potes aussi…

Non, je prends le risque, je tire sur l’élastique… C’est aujourd’hui ou jamais !

Chaque kilomètre est un prêté pour un rendu, je rends coup pour coup…
J’ai grimpé la côte en ralentissant, d’accord, alors maintenant tu relances en haut et tu descends au maxi, même si ça fait très mal.

Les derniers kilomètres sont longs, durs… L’objectif de temps marathon tient, je checke à chaque kilo et la réponse reste la même : « tu peux le faire, cours bordel ! »

Tout le reste autour de moi est estompé, tout est focus là-dessus…

Arrive le 40ème kilomètre, symbolique car en général c’est ici que tu es sur d’arriver au bout, mais cela j’en suis certain depuis longtemps. Ce n’est plus qu’un décompte…

J’attrape un verre de coca au dernier ravito et l’avale d’un trait, je vais le déglutir dans la foulée, trop vite, mais rab, cours !!!!

Au loin je commence à entendre le bruit de l’immense stade d’arrivée et de son ambiance de feu.

Le décompte continu…

41 !

Cours !

Sur la fin, on commence à courir sur la fameuse moquette rouge avant de rentrer dans le stade. Puis c’est l’explosion !

Curieusement, le tour du stade parait très court, je n’ai à peine le temps d’en profiter, mais quels sensations…

L’arche est franchie, sans oublier mon petit clic sur la montre…

Vide, les mains sur les genoux… Je ne m’assoit pas car je ne sais pas si je vais réussir à me relever.
Avachi sur une barrière quelques minutes, puis une gentille bénévole me gratifie de félicitations et de la médaille d’arrivée.
Ma médaille personnelle sera quand je regarderais ma montre : marathon en 3h56 !

A bas la fausse modestie… je pense avoir réalisé la journée parfaite, les objectifs étaient tendus mais pas irréalisables, je suis extrêmement proche des chronos envisagés….

J’ai joué avec le fil du rasoir, mais je ne me suis pas coupé.

S’ensuivent dans l’ordre : bière…, retrouvailles avec les potes arrivés, bière, douche, ravito ou je mange de tout et en bonne quantité, signe que tout va bien.

Bière…

Et je vais m’installer dans le stade d’arrivée pour attendre l’arrivée de ma chérie avec un peu à manger et une…. Bière !

Selon mes savants calculs, au mieux, elle peut arriver entre 13h10 et plutôt 13h30 de course.

Je suis donc tranquillement assis dans les tribunes, profitant de l’ambiance et des arrivées de finishers qui s’enchainent.

Je fais une vidéo en direct sur facebook pour montrer l‘ambiance aux potes, et je vois un commentaire de Seb qui dit « Yo vient de passer le 41ème kilo sur le tracker ! »

Hein ? Quoi ? Déjà ?

Purée, je me rue en bas des tribunes, oubliant mon sac et ma…. bière (!) tout là haut !

Je bouscule tout le monde pour avoir une place au raz des barrières. Et quelques minutes après je la vois entrer dans le stade…

Ma championne ! Toujours avec le sourire …. Je suis épaté, estomaqué, la gorge est nouée…
Tellement que lorsque je l’appelle à son passage pour qu’elle m’aperçoive, j’ai du mal à me faire entendre (la vidéo parle d’elle-même)..

Je la suis des yeux se diriger vers l’arche d’arrivée, et franchir son graal… 12h57 ! truc de ouf !

Un petit sprint (tient c’est marrant, t’as plus mal aux pattes, là ! ), pour aller chercher mon sac et faire le tour pour re-rentrer dans la zone d’arrivée…

Et je la vois ( avec déjà une bière dans la main, y’a pas que moi ! ) , séquence émotion… le reste de ce passage restera entre nous deux…
De toute façon, c’est impossible à raconter.

J’en profite pour faire une petite aparté : la bière est sans alcool ! Sinon, je pense que ce résumé ressemblerait plus à ça : ckafoouthlesjléékouurchhhehsdeeux22euuxghzener bitter !

Bref, l’après course habituel, pleurs, retrouvailles, bière ! , douche, bouffe.

Récupération des sacs et des vélos, route, on arrive à la chambre , on pose un cul avec les copains, on bouffe un p’tit bout, puis au lit et impossible de fermer les yeux…

C’est parti pour mini une semaine de flottement dans les nuages…

Comme disait mon vieux Hannibal : « J’adore quand un plan se déroule sans accros ! »

Je tiens à remercier de tout mon cœur, les amis restés à Orlin’s pour le soutien moral, les amis sur place, concurrents et accompagnateurs, pour cette ambiance si chaleureuse et tellement famille, mon grand blond, pour m’avoir fait découvrir son pays, la région de sa jeunesse, « sa » course, et sa belle-maman Lesley, un monstre de bonté.

Quelques chiffres pour finir :

Roth c’est : plus de 4000 concurrents, 6000 bénévoles tous plus dévoués les uns que les autres, plus de 250000 spectateurs…. Je n’ai pas d’info sur les quantité de bières avalées !

Ma prépa : Natation : 120km, 5200km de vélo et 850km de cap.

Chrono : natation : 1h10’11’’ (895ème temps) , vélo : 5h25’16’’ (633ème temps), cap : 3h56’02’’ (711ème temps) , temps final de 10h38’45’’, classement final : 620ème.

Bières consommées après course : le compte n’est pas terminé, d’autres sont à venir ce week-end !

Larmes : beaucoup !

Frissons : énormément !
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PHIL
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Jeu 5 Juil - 19:01

tu m'énerves ....

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Ju THOMAS
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Jeu 5 Juil - 19:25

Trop fort...
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stephan
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Jeu 5 Juil - 20:54

Ma tartine ... Ce CR est tout à ton image ... Humain, passionné et honnête I love you
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Thierry D
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Ven 6 Juil - 8:29

P'tain Yann, j'ai des frissons partout de bon matin !
C'est fort votre aventure !
Et j'avoue qu'en ayant fait Roth, je visualise bien tout çà!
Encore bravo à tous les deux (aux autres aussi bien sûr!)
Bizzzz

PS: c'est vrai que c'est quand même mieux de faire un IM partagé avec un max de potes du club! (suis bien placé pour comparer! lol)
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Yoyo de Bonnée
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Ven 6 Juil - 16:51

Finisher de mon 1er Ironman ! J’ai encore du mal à réaliser ! Il y a 5 ans, je n’y aurais pas cru un seul instant…

Quand j’ai débuté le triathlon en 2014, la distance XS me convenait parfaitement, et je n’avais aucune certitude quant à la poursuite de cette discipline dans les années à venir. Je n’avais jamais fait de sport de ma vie, je ne connaissais pas l’effort, le dépassement de soi, le goût du défi… J’adorais regarder le Tour de France depuis mon adolescence, mais uniquement de mon canapé !

Les années ont passés et j’ai poursuivi le triathlon, en augmentant la distance chaque année.

J’ai découvert la distance XXL à travers Tartounet et son 1er Ironman à Vichy en 2015, seulement 1 an après avoir débuté le tri. Mais il est complètement dingue ! Pourquoi tant de haine envers soi-même ?!?! En tant que spectateur, la vision de la distance n’est pas toujours très glamour : tu voies des gars et des nanas vomir, tomber dans les pommes, plier en deux par la douleur…

Et l’année dernière durant l’été, après avoir découvert la longue distance un peu par hasard à Dijon, je me suis dit que maintenant moi aussi, j’étais prête à vomir au pied d’un arbre sans aucun complexe.

C’est décidé, ce sera Roth, avec mon chéri. Ma copine Mag m’en avait tellement parlé ! Première tentative d’inscription : raté. Roth fait le plein en moins d’une minute… la folie. Tant pis, il ne reste plus qu’à trouver un autre XXL. Et puis contre toute attente, coach Steph réussi à nous avoir des places, pas assez de contingent étranger inscrit à l’épreuve. Bingo !

Inscription faite en septembre. A partir de ce moment-là et jusqu’au 1er juillet 2018, pas un jour ne passera sans penser à Roth, pas un entrainement ne se fera sans se projeter : comment serai-je le jour J ?

Comme je suis un peu maso, je décide de suivre le plan d’entrainement de Tartounet. Au moins, j’aurais une excuse pour râler. J’ai hâte. La montée en heures d’entrainement se fait progressivement. Les sorties longues à vélo, les séances de natation et de càp s’enchainent sans aucun pépin…

Sauf cette foutue carence en fer que je traine depuis octobre. Un certain Dr K., médecin du sport, m’affirmera même qu’un Ironman en juillet n’est pas envisageable. Pas de panique mon coco, nous sommes en avril et tout est encore possible. Et moi je le sens bien cet Ironman. Examens, traitement… mon taux de fer remonte peu à peu en juin, pile poil dans les temps. Le bon côté des choses : je me suis entrainée sur la fatigue !

Mercredi 27 juin, départ pour l’Allemagne avec Tartounet et les copains. On se plonge peu à peu dans l’ambiance, on partage des moments entre potes comme je les aime. J’adore ces mecs et ces nanas…
Bizarrement, je reste plutôt sereine. Le retrait des dossards le vendredi et la pose du vélo la veille au parc à vélo me laissent un sentiment étrange de « zénitude ». Les petites séances d’entrainements précédents le jour J me laissent de bonnes sensations. Je crois que je suis prête.

1er juillet, réveil à 3h30. Je suis la première à partir à 7h10. Bon là j’avoue, je suis beaucoup moins zen. Les muffins énergétiques de Tartounet ont beau être top, ils ont du mal à passer. Mais je m’y attendais, c’est comme ça avant chaque course. Départ à 4h30 avec Steph. A l’arrivée au parc à vélo, grosse grosse émotion qui ne me quittera pas jusqu’au départ natation. Mon steph le voie et le ressent, je m’éloigne… Le soleil se lève, chaque départ de vague se fait au coup de canon, les montgolfières s’élèvent dans le ciel.

Tartounet m’accompagne jusqu’au sas de départ, je le sers très fort… et je me mets à l’eau. Merde, j’ai de la buée dans mes lunettes, je comprends pas pourquoi… Nouveau coup de canon, c’est pour moi, c’est le mien, c’est parti…

Le stress s’envole, place à la course. Je pars tranquillement, je pose ma nage. J’ai de supers sensations, et là, je me dis que la journée va bien se passer. Bob Marley et « Three littles birds » m’accompagne durant 3800 mètres. Sacré Bob, toujours au top !

1h23 plus tard, je file sous la tente. La course est lancée et j’ai vraiment hâte de m’élancer sur le vélo. Le but n’est pas de me cramer les cuisses pour arriver le mieux possible sur le marathon. De toute façon, prudence est mon deuxième prénom.

Comme en nat, les sensations sont très bonnes. Yan me rattrape au km 45 ; ça me fait un bien fou de le voir. Je le guettais, je l’attendais. On échange quelques mots et il poursuit sa route.

Mais le vent, présent dès le premier tour, est usant. Le parcours est également assez exigeant : environ 1500 mètres de dénivelé au total sur les 180 km. Coup de mou vers le 110ème km, je mets une vingtaine de kilomètres à me relancer. On m’avait prévenu, donc pas d’affolement. Et puis je pense aux copains du club qui sont en train de nous encourager du Loiret, à mes parents et à mes frères. L’ambiance est au top lorsque l’on traverse les villages, les chopines de bières sont de sortie.

On ne peut pas parler du parcours vélo de Roth sans parler de la montée du Solarbergh. Un vrai truc de dingue. Sur près de 800 mètres, des milliers de spectateurs t’encouragent et t’applaudissent. Il n’y a la place que pour un seul coureur… Une ambiance digne d’une étape du Tour. J’en ai le souffle coupé. J’en profite un max, j’emmagasine toute cette énergie. Je pose le vélo en 6h19.

Il y a un truc que j’ai appris durant ma prépa : aimer courir. Ce n’est pas mon point fort, mais je pars sur le marathon avec plaisir, toujours dans cette ambiance de feu. Les 5 premiers kilomètres passent tout seul, et je décide donc de saucissonner le marathon en tranche de 5 km . Une fois de plus, j’ai de bonnes sensations, je n’aurais jamais imaginé cela.

Sur le parcours je guette Yan. Où est-il ? Comment va-t-il ? Et puis au loin j’aperçois une visière et des baskets jaune fluo… c’est lui. Un petit bisou, quelques mots échangés, et c’est reparti, boostée à bloc.

Le premier semi se passe très bien. Je ne marche pas, sauf aux ravitos. Puis vers le 25ème km, mon copain le point de côté fait son apparition. Habituée à sa présence, j’essaye de bien respirer et faire abstraction, mais la douleur est trop forte. Pendant plusieurs kilomètres, je vais alterner marche et course, en marchant le moins possible.

Sur la fin le parcours est vallonné, bien casse-patte. 30, 35 km, ça commence à sentir bon. Je reprends du poil de la bête, plus de point de côté, je trottine. Je commence à savourer, le soleil rasant, les encouragements des spectateurs, encore et toujours.

Pour la première fois de la course, je regarde où j’en suis niveau temps. Je comprends que je peux faire un sub 13. Ça me donne des ailes. 40 km, 41… putain j’y suis presque. Dans les derniers hectomètres, les copains et copines sont là pour m’encourager une dernière fois, ça fait du bien.

Je cherche Yan.

J’entre dans le stade, une ambiance de folie, encore beaucoup de monde. Et là j’entends sa voix qui m’appelle, puis je le voie, mon Tartounet.

Je passe la finish line, ça y est. J’y ai pensé toute la journée, j’y ai pensé pendant 8 mois. Et elle est enfin derrière moi.

Je n’ai plus qu’une seule envie, retrouver Yan. Je me précipite directement vers la sortie. Oh ! le stand de bière sur mon passage… j’en profite, elle est sans alcool. Je bouscule, je pousse, je cherche… et je le voie… mon amour, ma moitié, mon âme sœur, mon Tartounet.

Je termine en 12h57’50. Je ne m’étais fixé aucun objectif de temps, le but ultime était d’arriver. Mais je n’imaginais pas faire moins de 13 heures, je n’imaginais pas avoir de telles sensations. J’ai battu mon record perso sur marathon, 5h03.

Un truc de fou, inimaginable, impensable il y a encore 6 mois au début de ma prépa. Je crois que le plan d’entrainement de coach Tartounet y est pour quelque chose…

Je suis fière, fière d’avoir relevé ce défi fantastique, et tellement fière de Yan pour sa course incoyable.
Depuis je suis sur mon petit nuage, et je compte bien y rester encore un petit peu et en profiter un max ;-)
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stephan
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Ven 6 Juil - 17:10

Ma Yo ... tu es un exemple ... simple sans bla bla ... tout en simplicité et humilité

Te voir réussir est une joie immense

Merci pour ton partage I love you
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Nicolas
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MessageSujet: Re: Live Roth 2018   Mar 10 Juil - 10:12

Allez, je vous livre également un petit CR de ce Roth 2018.
Je n'ai pas pu profiter pleinement de ce we en Allemagne avec les amis car le séjour a été un peu court. Comme d'habitude l'accueuil de la Loy family était parfait. Merci à Lesley et Steph. Après les traditionnels bouchons sur cette autoroute de m---e et 10 heures de routes nous voila arrivé sur le site pour le rituel habituel du retrait des dossards. Il fait beau, l'ambiance de Roth si particulière est bien présente, mais pas le temps d'en profiter, on nous attends à Gun.
Une bonne nuit, un petit déjeuner, quelques longueurs de nat et on part poser les vélos. C'est la 4ème fois, mais ce parc à vélo est quand même impressionnant. Il y a quelque chose de vraiment spécial à Roth, difficile à expliquer.
Les vélos sont en place et commence l'attente jusqu'au départ avec le groupe d'Asfasien. Comme d'habitude la nuit est courte et un peu agité. Nous sommes tous ensemble dans le parc, le temps passe vite jusqu'au départ.
Je me sens bien, détendu, content d'y être avec les potes.
Dès le départ nat je me cale dans les pieds de Juju et Steph. Parfait pendant 1500 mètres avant que l'on perde Steph. Le retour seul se passe bien, sans trop forcer. 1h03, c'est correcte, transition rapide (plus rapide que sur un M, Arnaud appréciera Mr.Red )
Le départ de la boucle vélo est très roulant, mais au bout de 10 km je suis surpris par le vent (de face bien sur). Il va falloir gérer et en garder. C'est dommage sur ce parcours habituellement si roulant, il faut se battre continuellement pendant 50 bornes contre le vent. Le retour est un peu plus simple. Rebelotte pour le deuxième tour et c'est le retour au parc en 5h17. Je suis déçu de ce temps, peut-être ai-je été trop prudent sur le vélo. C'est pas grave ça sera peut-être un avantage pour le marathon.
Le 1er semi est presque parfait, bonne allure, bonnes sensations, bref tous va bien. Je sais que quand ça va trop bien c'est déjà le début de la fin. vers le 25 ème km, ce qui devait arriver arriva. Obliger de ralentir fortement, même de marcher un peu pour soulager un bon mal de ventre. Cool, c'est le moment ou nos supporter sont là. Je discute un peu avec Cécile et Christophe et ça repart tranquillement. La fin du marathon à petite foulée est mois marrante que le début, mais c'est le jeu. 4h16 pour ce marathon et 10h45 au final, bien loin des ambitions, mais heureux d'en terminer. Pour les chronos, ce n'est que partie remise. Sur cette distance ce n'est pas une science exacte, et c'est ce que j'aime. La seule certitude c'est que sur un IM la course commence souvent au semi du marathon.
Après ma petite sieste habituelle à l'arrivée, on attaque le meilleur dans le Bier garten.

Finalement après plusieurs Ironman, ma plus grande déception c'est d'avoir de moins en moins ,voir presque plus d'émotions. La distance ne fait plus très peur (s'il faut on fera le marathon en marchant en 5h15 Mad ) et l'arrivée est juste un soulagement, la médaille, symbole de toute l'aventure, n'a plus d'importance. Je vous rassure je suis toujours autant motivé et vous me reverrez encore un moment sur des IM car j'aime trop cette distance bounce


Pour terminer je suis :

Heureux pour Yolande qui vit des émotions fantastique avec son Tartounet.
Envieux de Juju : Qu'est ce que j'aimerai pédaler comme lui
Triste pour Stéph car c'était peut-être son dernier (pas sur Rolling Eyes )
Content pour Tartounet et Rui qui font une course solide
Bravo à Benjamin pour sa régularité
Déçu pour Allan qui a du renoncer (c'est jamais pareil sans mon copain)
Frustré pour Christophe qui est tout de même parti avec nous

Vivement 2019
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Live Roth 2018
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