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 Embrun 2013

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nono
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Sam 24 Aoû - 17:21

une connerie en rando on va dire:? 
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MessageSujet: CR d'Alain K   Lun 26 Aoû - 7:43

Un message d'Alain Krum (avec son accord pour le publier sur le forum) :

De notre côté, nous avons été victime Matthieu et moi de sérieux problèmes intestinaux dans la nuit  du 16 au 17. EN me levant pour aller au toilette à 3h00 du mat, j’ai fait un malaise brutal (je me suis cogné contre le lavabos = 4 pts de suture) mais mon épouse hurlant dans la maison, Matthieu accoure pour l’aider et fait également un malaise avec perte de connaissance comme moi ! S’en sont suivi diarrhées, vomissements toute la nuit et une fatigue importante pendant 48 heures pour tous les deux. Comme tous ceux qui sont intervenus pour nous secourir ont connus les mêmes symptômes ensuite, nous pensons avoir attrapé une bactérie dans l’eau car la déshydratation ne peut tout expliquer…

J’ai effectivement perdu 3 kilos (Matthieu aussi) au cours de la journée du 15 malgré toute l’attention que j’ai eu pour m’hydrater et manger.

Mais pour résumer mon épreuve je commencerais par dire que le combat  dans l’eau a duré plus d’un tour et que j’ai eu l’impression de commencer à nager qu’après 2000 bons mètres de NAT. En revanche je me suis senti très facile (pour mon rythme) à la fin des 2 boucles : pas d’essoufflement, pas mal aux bras et je termine en 1h16 après avoir enlevé la combin dans l’eau. Matthieu lui sort en 1h11 ceux sont vraiment les temps auxquels on s’attendait parfais

Matthieu m’attend pour démarrer le vélo ensemble. Le départ est raide. En tout cas pour moi car Matthieu semble mieux (je suis véritable DIESEL désormais). Je lui suggère de partir devant et ne reverrais qu’à la fin de mon parcours vélo lui étant au 5ème kilo à pied.

Le parcours des PUYS me paraît dur et j’y vais tranquillement sans forcer. Je me mets progressivement dans le rythme, je fais (tu l’imagines facilement) une descente prudente. Je pense déjà à bien m’alimenter et boire. Mon temps au Rond point des Orres est celui de ma prévi 9:06. Je suis confiant. Après avoir été encouragé par FRED, je roule tranquille jusqu’à GUILLESTRE ou je passe à 10h10 au pied de VARS. Dans les Gorges du GUIL, je monte à l’aise en tout cas toujours avec ce souci de me restaurer et je profite d’un sandwiche de pain de mie jambon beurre.

Le col d’IZOARD que nous avions encore reconnu le vendredi précédent, me parait présenter des pourcentages plus importants ( ?). Je monte effectivement laborieusement dès que l’on passe les 8% et cela sera jusqu’en haut. J’arrive au sommet à 12 :44 avec 10 min de retard sur ma prévision mais très content à l’idée de consommer une salade de riz et un clafouti de mon sac de ravitaillement. J’ai donc pris 10min de plus mais elles ont eu un effet spectaculaire car après la descente que j’ai faite bien protégé par un plastron et un KWAY, je ne m’aperçois pas de la montée des VIGNAUX, je passe PALLON droit dans la pente sans souffrir et espère avoir une bonne demi heure d’avance sur le temps limite à PONT NEUF. Malheureusement lors du retour vers St Clément, des crampes me partent des pieds, se fixent sur l’intérieur de mes cuisses : je suis obligé de m’arrêter à plusieurs reprises.  Des crampes me viennent aussi dans les mains. J’ai pourtant continué à boire mais le vent et la température qui monte (32°c à mon compteur) accélèrent sans doute la sudation.

J’essaie de forcer au minimum, je me mets en danseuse dès que la pente s’élève et me dit que CHALVET va quand même passer. Effectivement cela monte pas vite mais régulièrement et je réalise que cela sera dans les temps. J’arrive ainsi dans le PARC content de ne pas m’être fait rattrapé par le GONG. Je me fais masser et reprend la course à pied sans trop de problème pour le tour du plan d’eau. La première côte m’oblige à marcher. Je me sens très fatigué et je commence à faire des calculs : je peux passer la première boucle mais je n’arriverai jamais à faire la 2ème. La chaleur me pèse. Je bois et m’asperge. Lorsque je te rattrape dans la côte sous EMBRUN je redeviens confiant car je sais que tu es bien entraîné et j’aurais aimé pouvoir poursuivre avec toi. Mon dernier soubresaut sera sous les tambours de la rue piétonne mais je n’ai qu’une envie attende que la chaleur diminue.

Je passe un peu plus loin devant la maison d’un KINE qui travaille chez nous. Je prends alors la décision d’attendre Matthieu pour finir avec lui et je demande à ce qu’on lui passe ce message. Je pars en effet devant toujours en marchant car je ne veux pas retarder Matthieu lorqu’il me rattrapera.

Cela mettra beaucoup plus longtemps que je l’imaginais. J’avais peur qu’il n’abandonne dans sn deuxième tour… Enfin il me rattrape au km 34 et marche lui aussi. Il a très mal aux mollets sans crampes pour autant. Nous marchons tranquillement en nous racontant notre journée. Il me dit vouloir essayer de recourir après BARATIER. La descente est effectivement favorable mais Matthieu n’arrive pas à poursuivre. On marche alors jusqu’au pont de la Durance et avec la température qui baisse nous reprenons une course tranquille mais régulière tout autour du plan d’eau. Nous nous sentons l’un et l’autre à l’aise. On accélère même portés par le public. Ces foulées terminales sont même agréables (je me suis un peu reposé en marchant).

Le bonheur de la journée : faire le tour du parc vélo ensemble, franchir cette dernière ligne droite ensemble… Je suis fier de Matthieu et conetnt d’avoir partagé cette aventure avec lui. Une photo ratée avant la ligne d’arrivée (je ne passe bien sûr pas la ligne) et explique aux arbitres ce que j’ai fait. Je refuse le TEE SHIRT et la médaille et nous rejoignons le parc ensemble.

Nous sommes rentrés le soir même à BARCELONNETTE sans encombre. La journée du 16 sans problème. Nous rangeons tout le matos. C’est la nuit suivante que la vraie fatigue est arrivée.

Voilà je voulais éviter d’être arrêté dans ma course. Je pense avoir pris la bonne option en tout cas celle qui m’a fait encore plus plaisir que d’avoir un titre de FINISHER de plus.

Alain K
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Yo
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Lun 26 Aoû - 8:30

Merci Alain pour ce Cr !
Bravo à vous deux , les derniers km ont dû être forts en émotion.cheers 
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Jief T.
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Lun 26 Aoû - 22:10

Mêmes soucis qu'Alain et Matthieu en 2005: Toute la journée de mardi passée à vomir. Non, je crois que notre corps nous fait payer cette débauche d'énergie, de boissons diverses et d'aliments inhabituels avec un petit temps de retard. Mais le lendemain de la course (et veille du vomito), qu'est-ce qu'on se sent bien, comme si on flottait sur un nuage!
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Michaël
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Lun 26 Aoû - 22:33

Jief T. a écrit:
Mêmes soucis qu'Alain et Matthieu en 2005: Toute la journée de mardi passée à vomir. Non, je crois que notre corps nous fait payer cette débauche d'énergie, de boissons diverses et d'aliments inhabituels avec un petit temps de retard. Mais le lendemain de la course (et veille du vomito), qu'est-ce qu'on se sent bien, comme si on flottait sur un nuage!
Plutôt détraqué des intestins après mon édition 2007. Je pense que cela provient des bidons de flotte remplis directement à partir du puits comme à Arvieux.

Belle aventure pour Alain et son fils.

Michaël
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FLO
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Lun 26 Aoû - 22:41

Incroyable comme on s'y revoit, notamment da la gestion des horaires de course et ds certaines sensations (alternances de doutes et reprises de confiance).

Un gd merci à Alain K pour ce beau récit et bonne récupération maintenant.

Peut-être aurons-nous bientôt le mm plaisir à lire Hub .
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Pascal Hequet
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Mar 27 Aoû - 16:36

Pendant que Fred s'amusait sur le courte distance, Rui se preparait sur un parcours bien familier.

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Rui
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Mar 27 Aoû - 19:43

Merci Pascal, c'est trop.
La musique entre la valse et le réquiem est pas mal.
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FIFI
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Mer 28 Aoû - 19:47

Quel beau CR d'Alain !
que dire de plus, un père qui attend son fils pour "passer" avec lui la ligne d'arrivée d'un des triathlon les plus dur ... je dis simplement respect !

amicalement chef Wink 


salut
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MessageSujet: CR EM 13   Mer 28 Aoû - 22:19

Mon CR de l'Embrunman 2013 :

A chaque participation à une épreuve XXL, je sais qu'un problème imprévu surgira pendant la course mais j'ignore lequel, à quel moment et où il interviendra. Pluie incessante et froid en 2008, problèmes gastriques en cap en 2009, grosse contracture lombaire en 2010, problème mécanique en 2011 ; que me réserve 2013 ? Peu importe, je suis accro : je me lance ici pour la 6e fois et sur un format ironman pour la 10e fois.
A 6 h, ce 15 août, tout en étant conscient des incertitudes, je suis plutôt serein. La préparation s'est bien passée, je suis mieux que d'habitude à vélo et mes entraînements pédestres ont été réguliers en intégrant une séance par semaine à allure théorique de course.

Pour cette 6e participation, nous sommes nombreux au départ, près de 1 500
contre 800 à 1 000 les autres années. Le moment est toujours aussi émouvant, il fait nuit et tout le monde se met à taper des mains quand les filles se lancent.
Voilà, c'est parti, lentement en natation, le temps que le paquet se mette en place. Je m'applique à faire des mouvements « en amplitude », comme à l'entraînement. C'est un moment plaisant avec le lever du soleil sur le Méale. Je mets 1 h 20 à sortir de l'eau, c'est à dire un peu plus que les fois précédentes, vraisemblablement à cause de « l'étirement » du départ mais sans problème particulier.
Les vélos de Rui et de Dudu sont déjà partis et Laurent arrive au parc quand je quitte ma place. La transition est convenable malgré un changement complet. La longue sortie vélo peut commencer. Je gravis tranquillement les Puys, sans mal de dos, contrairement à 2010 où un lumbago m'avait plombé dès cette première partie. Je déroule dans les descentes sans prendre de risque. Après 1 h 40 de selle, voici déjà le rond-point des Orres avec un monde fou et une partie de mes supporters qui ne lésinent pas sur les encouragements. Mon tableau de marche est respecté.
La partie vers St-Clément se passe bien, « allure Embrun », et il faut entamer, après Guillestre, le tronçon dans la vallée du Guil qui use l'organisme. Grâce à mon timer, je n'oublie pas de boire et de m'alimenter régulièrement, j'alterne eau, énergy et un peu de coca. En plus de mes petits sandwiches, j'attrape quelques morceaux de bananes de temps en temps. L’ascension de l'Izoard est éprouvante mais sans gros souci, au train, comme lors de la reco de juillet, jusqu'à 2 km de la Casse déserte où je sens un coup de mou assez net. Coco m'accompagne un moment à Brunissard. Je parviens au sommet avec un retard de 15' sur mon tableau de marche, ce qui en soi n'est pas du tout gênant. Mais à l'arrêt au ravitaillement, je ne suis pas bien : impossible de manger, nausée, j'en oublie même les Tucs et je reste assis pendant un quart d'heure avec mon coupe-vent et mes manchettes. A ce moment-là, je ne sais plus si j'ai trop ou pas assez mangé et bu pendant les 5 premières heures de vélo. Les fois précédentes, je ne m'étais arrêté que quelques minutes.
La descente avec un minimum de coups de pédales et le moins possible de freinage me permet de rattraper plusieurs concurrents malgré les véhicules, parfois gênants, qui ont été autorisés à circuler vers Briançon. Je réfléchis à ma difficulté du sommet, il est peu probable qu'elle soit due à un manque d'alimentation ou à un défaut d'hydratation, c'est autre chose : est-ce que j'aurai trop mangé, mal digéré ou pris froid ?
A partir de Prelles, je décide d'alterner Coca et eau et de manger un quartier d'orange de temps en temps, c'est ce qui passe. Comme d'habitude, le vent de face casse la moyenne. Je tourne bien à gauche aux Vigneaux, contrairement à la sortie de juillet, avec Jief, où  nous avions filé vers Vallouise sous la pluie. Je profite de chaque descente pour prendre de l'élan puis laisser rouler et me reposer tout en étirant les trapèzes et les cervicales.
C'est la côte du Pallon qui s'annonce : tout à gauche dès le début et montée à l'économie en pensant  déjà au Chalvet. Je rassure mes voisins de parcours, à ce rythme-là, nous serons arrivés avant l'heure limite au parc à vélo, y compris avec une ascension lente de la dernière difficulté. Nous passons Réautier, St-Clément, St-André et nous arrivons au pont de la Durance à 15 h 45. La première rampe est chaude et je sens que les 45' à 50' théoriques pour rejoindre le parc risquent bien d'être dépassées. Après le pont, je croise Rui, toujours enthousiaste, qui est dans son premier tour à pied.
Comme souvent, la montée du Chalvet, le jour de l'épreuve, m'est particulièrement difficile, j'ai l'impression qu'il est deux fois plus long que quand on l'a reconnu. L'encouragement des spectateurs   est vraiment utile pour se relancer : plusieurs concurrents doivent s'arrêter et l'arrivée au sommet est une délivrance. Il me faut un peu plus de 45' pour y parvenir. Changement de bidons, quartier d'orange, un peu de pain d 'épice et en avant la descente ! Malgré des réparations depuis juillet, la chaussée reste irrégulière, il faut être prudent : me voilà au parc à 16 h 45 après 9 h 20 de vélo.
Olivier Bachet annonce l'arrivée imminente de Jeanne Collonge, la première féminine !

Nouveau changement complet de tenue, massage des lombaires et des quadris puis c'est parti à pied. Il me faut quelques minutes pour retrouver une position debout correcte. Au CNA, j'ai droit à la hola de ma tribu de supporters. C'est un des bonheurs de la journée. Tim a les bras et les jambes couverts de messages d'encouragements. Sur la digue, je sens que quelque chose ne tourne pas rond, je dois m'arrêter au ravitaillement de la Clapière et la nausée revient : je m'assois à l'ombre un long moment. Les bénévoles m'apportent du coca, je grignote un Tuc et un quartier d'orange. Des spectateurs me soutiennent, « ça va aller ! ». J'aimerais bien mais, à ce moment-là, je me demande comment je vais pouvoir parcourir les 39 km qui restent.
Après près de 20 minutes d'arrêt, magie d'Embrun, je repars en alternant marche et course, les cuisses lourdes et les boyaux tourneboulés.
Je croise encore Rui, puis Dudu, puis Laurent, tous concentrés. Allez l'ASFAS !
Le public est partout, les encouragements sont constants et l'ambiance est joyeuse.
Alain Krum me rejoint et nous échangeons nos impressions. Il est rassuré par la course de Matthieu mais estime que notre passage avant 20 h, l'heure fatidique à l'entame du 2e tour, n'est pas garanti. Ce sera mon seul objectif : avancer à 7' au kilo pour passer avant 20 h. : je m'arrête à chaque ravito et je marche dans toutes les parties montantes, au moins, mais je surveille l'heure pour tenir la petite moyenne.
Loïc m'accompagne à VTT à partir de la sortie d'Embrun : sa présence très sympa est aussi bien utile pour rythmer la course. A Baratier, il me ravitaille avec un fond de bière, c'est le pied. J'essaie d'allonger la foulée dans la descente, mais rien à voir avec ce qu'on faisait en juillet avec Laurence, Michel, nos amis triathlètes de Valence et Olive.
A 19 h 55, je commence le 2e tour, mission accomplie donc. Je reprends confiance, ça devrait aller jusqu'à la fin. Comme la meilleure chose pour combattre les difficultés intestinales, c'est la levure, je tape une gorgée du demi d'un des buveurs de la terrasse du bar de la Clapière. Merci Lannion triathlon. Je repars en courant avant de reprendre ma longue marche en montée vers la rue piétonne. Vers 21 h, il fait nuit, moins chaud et Loïc nous éclaire parfaitement avec une lampe frontale surpuissante. Les arbitres approuvent ! Avec mes nouveaux partenaires nocturnes, nous savourons la situation. Les spectateurs qui nous attendent encore nombreux devant les terrains de camping sont survoltés. Plus nous avançons, plus nous sommes encouragés par les touristes, les bénévoles et les quelques arbitres. Belle communion entre les acteurs de l'épreuve. La descente entre Baratier et la digue semble facile. Au CNA, je reçois le renfort de Maëlle, Mathurine et Oriane, mes plus jeunes supportrices, qui font les 2 derniers km à mes côtés sous les illuminations du feu d'artifice du trentième anniversaire. Elles sont aussi émerveillées que moi dans la dernière ligne droite. Olivier et son collègue de micro mettent une ambiance délirante. Nous finissons avec les acclamations du public et une haie d'honneur en 17 h 08'. Il est 23 h 10. Je reçois mon 5e maillot de finisher. Cerise sur le gâteau, cette année, il y a un vrai ravitaillement final avec charcuterie, fromage et...bière ! Quelle journée ! Je la termine entre kinés et ostéopathes, pour le massage de minuit. Ils remarquent une belle inflammation intestinale !

Malgré les difficultés et un temps plus que modeste, je garde souvenir ému de cette journée du 15 août, le combat pour finir est fort : j'aimerai juste trouver une solution aux troubles intestinaux qui perturbent souvent une bonne partie de ma course à pied.
Merci pour tous vos encouragements et merci Arnaud pour le plan d'entraînement et les conseils de toute la saison. Vivement la préparation de Roth 2014 !
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stephan
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Mer 28 Aoû - 23:46

Quand qqn me demandera pourquoi un ironman ? ... il me suffira de répondre ... lisez le CR de Hub et vous comprendrez qu'au delà de l'aventure sportive, il y a un aventure humaine +++

Merci Hub, tu as toujours été un modèle et j'admire ta détermination et ton courage.

Je pense que l'on pourrait te baptiser "the spirit"

Amicalement, steph Boulet 
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doc fish
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Jeu 29 Aoû - 9:22

Ca restera un grand souvenir d'avoir vu toutes ces arrivées nocturnes. Seul regret, nous avons guetté ton arrivée qui s'est produite pendant le feu d'artifice, nous t'avons loupé car les yeux tournés vers les étoiles. Dommage, j'aurai aimé salué ta performance !!!
salut 
Bravo encore. Peut-être qu'une aide diététique serait utile? Je ne sais pas si le coca a un intérêt pendant la course car il crée des décharges insuliniques... Je ne suis pas spécialiste mais tu trouveras certainement quelqu'un qui pourra t'aider
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Thierry D
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Jeu 29 Aoû - 9:41

Bravo Hubert et respect !
Mais tu ne m'encourages pas à le faire car je ne suis pas sûr de garder la notion de plaisir !
Maintenant c'est à nous !bounce 
A bientôt!
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olivier b
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Jeu 29 Aoû - 11:24

Bravo Hubert
Et grand respect à tous les embrunmen
Je pensais à vous cet été en montant un col de 1500 m et me disais que vous étiez sacrément frappé de faire embrun !!!
Moi je vais déjà me contenter d'un half plat dimanche en ayant déjà une bonne appréhension
Amitié
Olivier
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Rui
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Jeu 29 Aoû - 13:04

thumleft 
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Jief T.
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Jeu 29 Aoû - 18:20

Merci pour ce récit émouvant et bravo pour ta volonté et ta résistance!
A bientôt sur le col du Ciran!
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nono
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Ven 30 Aoû - 19:12

Merci pour ce compte rendu. Je ne savais pas que tu en avais fait autant d'affilée, respect !!
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Greg
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Ven 30 Aoû - 21:55

Hub a écrit:
Mon CR de l'Embrunman 2013 :

A chaque participation à une épreuve XXL, je sais qu'un problème imprévu surgira pendant la course mais j'ignore lequel, à quel moment et où il interviendra. Pluie incessante et froid en 2008, problèmes gastriques en cap en 2009, grosse contracture lombaire en 2010, problème mécanique en 2011 ; que me réserve 2013 ? Peu importe, je suis accro : je me lance ici pour la 6e fois et sur un format ironman pour la 10e fois.
A 6 h, ce 15 août, tout en étant conscient des incertitudes, je suis plutôt serein. La préparation s'est bien passée, je suis mieux que d'habitude à vélo et mes entraînements pédestres ont été réguliers en intégrant une séance par semaine à allure théorique de course.

Pour cette 6e participation, nous sommes nombreux au départ, près de 1 500
contre 800 à 1 000 les autres années. Le moment est toujours aussi émouvant, il fait nuit et tout le monde se met à taper des mains quand les filles se lancent.
Voilà, c'est parti, lentement en natation, le temps que le paquet se mette en place. Je m'applique à faire des mouvements « en amplitude », comme à l'entraînement. C'est un moment plaisant avec le lever du soleil sur le Méale. Je mets 1 h 20 à sortir de l'eau, c'est à dire un peu plus que les fois précédentes, vraisemblablement à cause de « l'étirement » du départ mais sans problème particulier.
Les vélos de Rui et de Dudu sont déjà partis et Laurent arrive au parc quand je quitte ma place. La transition est convenable malgré un changement complet. La longue sortie vélo peut commencer. Je gravis tranquillement les Puys, sans mal de dos, contrairement à 2010 où un lumbago m'avait plombé dès cette première partie. Je déroule dans les descentes sans prendre de risque. Après 1 h 40 de selle, voici déjà le rond-point des Orres avec un monde fou et une partie de mes supporters qui ne lésinent pas sur les encouragements. Mon tableau de marche est respecté.
La partie vers St-Clément se passe bien, « allure Embrun », et il faut entamer, après Guillestre, le tronçon dans la vallée du Guil qui use l'organisme. Grâce à mon timer, je n'oublie pas de boire et de m'alimenter régulièrement, j'alterne eau, énergy et un peu de coca. En plus de mes petits sandwiches, j'attrape quelques morceaux de bananes de temps en temps. L’ascension de l'Izoard est éprouvante mais sans gros souci, au train, comme lors de la reco de juillet, jusqu'à 2 km de la Casse déserte où je sens un coup de mou assez net. Coco m'accompagne un moment à Brunissard. Je parviens au sommet avec un retard de 15' sur mon tableau de marche, ce qui en soi n'est pas du tout gênant. Mais à l'arrêt au ravitaillement, je ne suis pas bien : impossible de manger, nausée, j'en oublie même les Tucs et je reste assis pendant un quart d'heure avec mon coupe-vent et mes manchettes. A ce moment-là, je ne sais plus si j'ai trop ou pas assez mangé et bu pendant les 5 premières heures de vélo. Les fois précédentes, je ne m'étais arrêté que quelques minutes.
La descente avec un minimum de coups de pédales et le moins possible de freinage me permet de rattraper plusieurs concurrents malgré les véhicules, parfois gênants, qui ont été autorisés à circuler vers Briançon. Je réfléchis à ma difficulté du sommet, il est peu probable qu'elle soit due à un manque d'alimentation ou à un défaut d'hydratation, c'est autre chose : est-ce que j'aurai trop mangé, mal digéré ou pris froid ?
A partir de Prelles, je décide d'alterner Coca et eau et de manger un quartier d'orange de temps en temps, c'est ce qui passe. Comme d'habitude, le vent de face casse la moyenne. Je tourne bien à gauche aux Vigneaux, contrairement à la sortie de juillet, avec Jief, où  nous avions filé vers Vallouise sous la pluie. Je profite de chaque descente pour prendre de l'élan puis laisser rouler et me reposer tout en étirant les trapèzes et les cervicales.
C'est la côte du Pallon qui s'annonce : tout à gauche dès le début et montée à l'économie en pensant  déjà au Chalvet. Je rassure mes voisins de parcours, à ce rythme-là, nous serons arrivés avant l'heure limite au parc à vélo, y compris avec une ascension lente de la dernière difficulté. Nous passons Réautier, St-Clément, St-André et nous arrivons au pont de la Durance à 15 h 45. La première rampe est chaude et je sens que les 45' à 50' théoriques pour rejoindre le parc risquent bien d'être dépassées. Après le pont, je croise Rui, toujours enthousiaste, qui est dans son premier tour à pied.
Comme souvent, la montée du Chalvet, le jour de l'épreuve, m'est particulièrement difficile, j'ai l'impression qu'il est deux fois plus long que quand on l'a reconnu. L'encouragement des spectateurs   est vraiment utile pour se relancer : plusieurs concurrents doivent s'arrêter et l'arrivée au sommet est une délivrance. Il me faut un peu plus de 45' pour y parvenir. Changement de bidons, quartier d'orange, un peu de pain d 'épice et en avant la descente ! Malgré des réparations depuis juillet, la chaussée reste irrégulière, il faut être prudent : me voilà au parc à 16 h 45 après 9 h 20 de vélo.
Olivier Bachet annonce l'arrivée imminente de Jeanne Collonge, la première féminine !

Nouveau changement complet de tenue, massage des lombaires et des quadris puis c'est parti à pied. Il me faut quelques minutes pour retrouver une position debout correcte. Au CNA, j'ai droit à la hola de ma tribu de supporters. C'est un des bonheurs de la journée. Tim a les bras et les jambes couverts de messages d'encouragements. Sur la digue, je sens que quelque chose ne tourne pas rond, je dois m'arrêter au ravitaillement de la Clapière et la nausée revient : je m'assois à l'ombre un long moment. Les bénévoles m'apportent du coca, je grignote un Tuc et un quartier d'orange. Des spectateurs me soutiennent, « ça va aller ! ». J'aimerais bien mais, à ce moment-là, je me demande comment je vais pouvoir parcourir les 39 km qui restent.
Après près de 20 minutes d'arrêt, magie d'Embrun, je repars en alternant marche et course, les cuisses lourdes et les boyaux tourneboulés.
Je croise encore Rui, puis Dudu, puis Laurent, tous concentrés. Allez l'ASFAS !
Le public est partout, les encouragements sont constants et l'ambiance est joyeuse.
Alain Krum me rejoint et nous échangeons nos impressions. Il est rassuré par la course de Matthieu mais estime que notre passage avant 20 h, l'heure fatidique à l'entame du 2e tour, n'est pas garanti. Ce sera mon seul objectif : avancer à 7' au kilo pour passer avant 20 h. : je m'arrête à chaque ravito et je marche dans toutes les parties montantes, au moins, mais je surveille l'heure pour tenir la petite moyenne.
Loïc m'accompagne à VTT à partir de la sortie d'Embrun : sa présence très sympa est aussi bien utile pour rythmer la course. A Baratier, il me ravitaille avec un fond de bière, c'est le pied. J'essaie d'allonger la foulée dans la descente, mais rien à voir avec ce qu'on faisait en juillet avec Laurence, Michel, nos amis triathlètes de Valence et Olive.
A 19 h 55, je commence le 2e tour, mission accomplie donc. Je reprends confiance, ça devrait aller jusqu'à la fin. Comme la meilleure chose pour combattre les difficultés intestinales, c'est la levure, je tape une gorgée du demi d'un des buveurs de la terrasse du bar de la Clapière. Merci Lannion triathlon. Je repars en courant avant de reprendre ma longue marche en montée vers la rue piétonne. Vers 21 h, il fait nuit, moins chaud et Loïc nous éclaire parfaitement avec une lampe frontale surpuissante. Les arbitres approuvent ! Avec mes nouveaux partenaires nocturnes, nous savourons la situation. Les spectateurs qui nous attendent encore nombreux devant les terrains de camping sont survoltés. Plus nous avançons, plus nous sommes encouragés par les touristes, les bénévoles et les quelques arbitres. Belle communion entre les acteurs de l'épreuve. La descente entre Baratier et la digue semble facile. Au CNA, je reçois le renfort de Maëlle, Mathurine et Oriane, mes plus jeunes supportrices, qui font les 2 derniers km à mes côtés sous les illuminations du feu d'artifice du trentième anniversaire. Elles sont aussi émerveillées que moi dans la dernière ligne droite. Olivier et son collègue de micro mettent une ambiance délirante. Nous finissons avec les acclamations du public et une haie d'honneur en 17 h 08'. Il est 23 h 10. Je reçois mon 5e maillot de finisher. Cerise sur le gâteau, cette année, il y a un vrai ravitaillement final avec charcuterie, fromage et...bière ! Quelle journée ! Je la termine entre kinés et ostéopathes, pour le massage de minuit. Ils remarquent une belle inflammation intestinale !

Malgré les difficultés et un temps plus que modeste, je garde souvenir ému de cette journée du 15 août, le combat pour finir est fort : j'aimerai juste trouver une solution aux troubles intestinaux qui perturbent souvent une bonne partie de ma course à pied.
Merci pour tous vos encouragements et merci Arnaud pour le plan d'entraînement et les conseils de toute la saison. Vivement la préparation de Roth 2014 !
Merci Hubert pour ces lignes I love you 

C'est marrant j'ai les yeux humides Wink 
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papoule
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Ven 30 Aoû - 22:21

Moi j'dis chapeau bas ...
Bravo hub...!!
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MessageSujet: Seb   Sam 31 Aoû - 10:09

Le temps de Sebastien : 136 DESSEREY SEBASTIEN FRA HYERES TRI (83) 01:05:27, 00:03:41, 07:15:57, 00:03:22, 04:10:49 12:39:14
Chapô !
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laurent G
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MessageSujet: J'avais du jus!...   Sam 14 Sep - 14:12

Passé la frustration, je décide finalement de vous faire un petit compte-rendu de mon 1er ironman.
Après quatre années à ne rien faire ou presque sportivement principalement à cause d’un tendon récalcitrant, je me laisse convaincre par Denis de participer à l’embrunman. Nous faisons appel à monsieur Olivier BRAGARD dit Boule pour nos entrainements.
Denis ayant eu des malheurs avec sa maison se retrouve hors-jeu et c’est donc seul que je poursuis l’aventure. Habitant entre Sens et Joigny, mon terrain de jeu étant assez vallonné, pas de montagne au programme. La préparation se passe assez bien hormis au printemps une blessure aux ischio-jambiers qui me pénalise surtout en courant. Ma sortie vélo la plus longue est de 4 h30 et 2h00 pour la couse à pied mais le tout sur de la fatigue. A ‘J-10’ pendant une séance à pied assez anodine, je me blesse au niveau du soléaire droit (bas du mollet).

Toute la semaine d’avant course au camping de Baratier je suis très nerveux et je ne peux toujours pas courir et rien n’y fait : Ni l’accueil d’Hubert et des siens pour un apéro à la base nautique, ni le gourou Loïc et son breuvage magique, ni les anti-inflammatoires de madame Dudu, ni la gentillesse de tous, ni l’appel de Boule en début de semaine et ni la divine surprise créée par la présence de Denis et Martine ce qui me rend malgré tout très heureux.
La veille rendez-vous au parc à vélos avec tous les asfasiens et après Dudu, je fais la connaissance de Rui le petit grimpeur portugais de l’ASFAS.  Petit appel de Coco, ma sœur Christelle et mon beauf Xavier sont venu pour la course et Marie mon coach en second me dynamise : que du bonheur mais la pression monte…

Enfin le jour ‘J’, je suis bien, nerveux mais bien. Je revois tout le monde dans le parc et Jean-mi m’aide à fermer ma ‘combare’. 6h c’est parti, après 1h23 dans l’eau et même pour une enclume c’est long mais bon… Dans le parc,  je croise Hubert, puis transition longue car j’ai chopé froid dans l’eau alors arrêt toilettes…
Je finis par monter sur le vélo et repense aux consignes de Boule : « te prends pas la tête sur les allures, fais toi plaisir… », alors  je passe directement sur le 32 pour faire tourner les jambes et remettre ‘tout en ligne’ ! Montée sur Réallon, tiens Xavier, tiens Christelle, tiens Marie, tiens Denis et Martine…putain j’suis motivé. La descente sur Savines le Lac est laborieuse à cause des véhicules et par 2 fois je frôle la pelle mais bon…
Arrivé sur Baratier je retrouve mes fans, j’aperçois Fred et direction Guillestre…, allez Dudu,… Après Guillestre petit arrêt pipi et c’est reparti, dans la vallée du Guil le forme est toujours là, allez Rui…
A Brunissard qui qu’est là il est là l’ami Coco et plus loin les supporters de Sens tri… super … Vers 11h15 col de l’Izoard, je prends mon ravito et descente sur ce foutu Palon que je crains un peu. Au pied de ce dernier putain mon fan club, ça me ragaillardi du coup je démarre un peu fort… plus haut encore 500m, puis encore 500m, puis encore 500m, commencent à me chauffer tous… J’arrive maintenant dans la dernière difficulté, le Chalvet, que je passe tant bien que mal et me voilà de retour au parc à vélos après 6h58 à rouler dans un cadre idyllique. Tout s’est bien passé et j’suis toujours en super forme.

Dans le parc, je prends mon temps, je me fais masser mais je n’arrive pas à strapper mon mollet tant pis je pars et les problèmes commencent. Je sens ma douleur et j’entends l’arbitre qui me dit : « vous avez oublié votre dossard. », quel con je suis… demi-tour et c’est reparti ; Denis est là, un p’tit coucou mais après 500m je m’arrête car j’ai trop mal et pourtant j’suis en ‘jambes’. Je gamberge, je ne vais pas pouvoir courir 42 bornes comme ça. Je pense à mes amis, à ma sœur, à Marie qui ma soutenu pendant 8 mois alors je repars en courant avec la douleur, arrivé devant la base nautique    les encouragements du ‘team Hubert’ me remonte le moral…  Après un tour pendant lequel j’ai couru, marché et me suis arrêté à tous les ravitos pour soulager mon mollet, je suis en 2h02. Mais merde s’en est trop, je ne supporte plus ce foutu mal. De plus à force de courir comme un boiteux, j’ai chopé une douleur à l’aine, mes ischios me font de nouveau mal et cerise sur le gâteau mon tendon gauche qui me pourri la vie depuis 2007 (gendarmes et voleurs de temps) me fait mal lui aussi. J’ai vraiment les boules car je suis en forme, je décide de finir en marchant pour ne pas décevoir ma famille, mes amis, mon coach,… Après 3h00 de marche dans le second tour mon temps final n’a plus d’importance, pas plus que le maillot de finisher car je suis très frustré et en colère après moi : « faut vraiment être con pour se blesser à 10 jours de son 1er ironman.

Je  me dis quand même que ce 15 août 2013 j’étais en super forme et que peut être cela n’arrivera plus…
Merci à la famille asfasienne  qui m’a encouragé sur le parcours et particulièrement à Denis et Martine, Christelle et Xavier, Marie que j’embrasse tendrement et à Monsieur BOULE pour son plan d’enfer…
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Greg
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Sam 14 Sep - 14:54

Laurent, il n'y a que toi pour douter que tu seras un jour en aussi bonne forme que ce 15 août 2013 bounce 

Quand je vois ton temps vélo Shocked  ça me laisse rêveur ! En lisant ton CR, je pensais que tu allais annoncer un chrono de 9h00. Humilité quand tu nous tiens Wink 

Au plaisir de bientôt te croiser !
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Rui
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MessageSujet: Re: Embrun 2013   Sam 14 Sep - 18:10

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MessageSujet: Re: Embrun 2013   

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