Record battu, 7h23 au "marathon"
De retour de Nant, un petit résumé de ce week-end s'impose.
C'est une très belle épreuve bien différente de ce que l'on peut faire habituellement. Rien à voir avec un marathon normal où l'on regarde 42 fois sa montre pour savoir si nous sommes encore dans les clous.
Le cadre est grandiose, un petit village, de 800 âmes d'ordinaire qui passe à 17 000 durant ce week-end, entouré de falaises, de gorges, de forets, de torrents, bref le pied.
Concernant notre course, je décide de la faire entièrement avec Mag...bien m'en a pris !!!
Le plus difficile a été la méconnaissance totale du circuit et des barrières horaires à passer aux deux contrôles de passage.
Le départ est donné, on part ensemble comme prévu, on se perd assez rapidement, j'ai l'impression d'attendre Mag sans même avancer. On se retrouve au bout d'un quart d'heure et elle me dit que le début avait été très pénible. On arrive à prendre un petit rythme malgré tout mais déjà il faut penser à la première barrière horaire. Premier contrôle au km 9.8 et passage obligé en 1h35. Dans la montée qui nous y mène, je regarde ma montre qui indique 1h20 de course. Je lâche à Mag un petit mot lui indiquant d'accélérer le pas ne sachant pas où était le CP. Heureusement, nous l'avons passé 5 minutes plus tard. Ensuite, nous partons sur une bonne longueur bien roulante où l'on peut enfin courir et dans un cadre toujours aussi somptueux, c'est le pied, on est heureux. On arrive au fond d'un ravin, ce doit être au environ du 17ème km, et là les choses sérieuses commencent vraiment. Une montée soutenue et épuisante de 5 km. On se demande comment les premiers peuvent courir ici, ça nous semble impossible. Mag s'est refaite la cerise et lève le pied pour ne pas me distancer. C'est génial. On arrive sur un grand plateau très venté, ça caille, puis le deuxième cp au km 23. On passe avec 35 minutes d'avance sur la dernière barrière horaire. Cool, on ne peut que finir maintenant.
On repart pour le final que l'on pensait plus roulant vu tout ce que l'on venait de monter. Loupé ! On refait le yoyo dans un ravin puis on attaque LA descente du marathon. 1km pour plus de 30 minutes. Les bâtons auraient été d'une grande aide, mais il faut faire sans. En bas de cette descente, il ne reste plus qu'une montée de 5km et la redescente derrière et c'est fini. La nuit nous prend dans la dernière côte, on s'équipe de frontale puis on attaque la dernière descente. J'adore courir de nuit, Mag moins ! La fin nous semble interminable, le moral de Mag est à la baisse tout comme la luminosité de sa frontale. A 3km du but environ, ses piles rendent l'âme. On termine comme on peut avec une frontale pour deux. On ne voit pas le bout. Le marathon des Causses 2009 ne fera pas 40 km mais 44 km, d'après tous les GPS.
A l'arrivée Mag ne fera plus jamais de trail si long, tout au plus un 20 km.
Hier, en regardant la course des templiers, elle avait les yeux qui brillaient.
Aujourd'hui, elle regarde le calendrier des trails à venir.
Je crois qu'elle a contracté le virus

celui de la magie du long.
Félicitations à Greg, 120 bornes, faut vraiment se les taper là bas. Je ne me voyais pas faire 3 tours, ni 2 !!!
Phil déçu, c'est normal, mais c'est tellement différent d'une course à pied traditionnelle. Il faut recommencer et tu prendras du plaisir.
François toujours aussi régulier. Il arrive tout juste dans les prévisions de chacun. Simplement super. Super blanc et super fatigué aussi. Bravo. Et Laurence qui a pris aussi beaucoup de plaisir. Le prochain, faut le faire en couple, c'est sympa.
Et un coup de chapeau aussi, un GRAND coup de chapeau. A Séphora bien sûr. Elle termine bien, très bien, en moins de 10 heures, peut-être moins de 9h45. Et dans une fraicheur étonnante. Respect Mademoiselle.
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Seb D.